jeudi 19 février 2009

Lexique d'ARISTOTE (Métaphysique)

Aristote, La Métaphysique (Vrin, 1986, trad. J. Tricot)



ACCIDENT

D.30. - Accident se dit de ce qui appartient à un être et peut en être affirmé avec vérité, mais n’est pourtant ni nécessaire ni constant : par exemple, si, en creusant une fosse pour planter un arbre, on trouve un trésor. - tout attribut qui appartient à un sujet, mais non parce que le sujet était précisément ce sujet, ou le temps, ce temps, ou le lieu, ce lieu, cet attribut sera un accident. 
E.2. - L’ETRE par accident n’est jamais objet de spéculation. [en effet les accidents sont en nombre infini, sans loi, hors du “toujours” et du “plus souvent”] - il n’y a pas de science de l’accident, car l’accident n’a, en quelque sorte, qu’une existence nominale. Platon, en un sens, n’avait donc pas tort de ranger l’objet de la Sophistique dans le Non-Etre. Les arguments des Sophistes, en effet, ont rapport, pour ainsi dire, principalement, à l’accident. - pour tous les êtres qui existent d’une autre façon, il y a génération et corruption, tandis que pour les êtres par accident, cela n’a pas lieu. [les accidents naissent et meurent instantanément. Il en est de même pour leurs causes. [Tricot : Un effet accidentel est dû à une rencontre fortuite de causes indépendantes entre elles et qui, à considérer leur nature, n’étaient pas ordonnées à concourir de cette façon. - Aristote ne fait pas mention de la CAUSE formelle, et c’est avec raison, puisque l’accident est justement ce qui ne découle pas de l’essence. L’accident ne peut se rapporter qu’à la cause efficiente, car l’évènement doit prendre place dans le temps. [“si” ceci ou cela se produit : prop. conditionnelle : Stoïciens?] ].

Tableau des philosophes français

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Est considéré comme philosophe quiconque fait oeuvre de philosophie (dans ses écrits) sans être obligatoirement philosophe professionnel. Je prends donc "philosophe" au sens... français du terme, en l'étendant aux intellectuels, moralistes, théologiens, théoriciens, érudits et autres savants qui comptent pour l'histoire de la philosophie. La notoriété n'étant pas davantage un critère suffisant, il suffit d'avoir publié au moins un livre de philosophie ou de portée philosophique pour être recensé dans ce tableau (dont la frange contemporaine demeure nécessairement incomplète).

D'autre part, j'ai décidé d'inclure dans le corpus de la "philosophie française" les auteurs médiévaux s'exprimant en latin (tous, en fait), voire certains qui ayant majoritairement enseigné en France (à Paris, plus précisément) sont originaires de l'étranger. Toutefois cette origine est signalée par parenthèses. J'ai donc laissé au label "français" son caractère incertain, voire indécidable, entre ce qui vient de France et se qui se passe en France, refusant aussi bien de déterminer l'en-france par le critère linguistique que par le critère national.

Enfin le classement tantôt par "courants" tantôt par "domaines", à l'intérieur de chaque période, ne possède évidemment aucune valeur "scientifique". Ce classement - sans autre finalité que pratique ou mnémotechnique - est d'autant plus insatisfaisant que chaque auteur n'apparaît qu'une seule fois (ex. Diderot, au 18è, rangé dans la rubrique "philosophie de la nature"...). Sans compter que certains auteurs se situent, parfois énigmatiquement, à la frontière de deux époques (ex. Fontenelle ou Cabanis, classés respectivement aux 18è et19è).

samedi 14 février 2009

Peut-on considérer la Religion comme une aliénation ?

(Corrigé de dissertation)

La religion est sujette à polémique. Cela peut sembler paradoxal puisque si la religion délivre "officiellement" un message de paix et d'amour, on constate que de nombreux conflits persistent à cause d’elle. Les philosophes sont devenus de plus en plus méfiants à l’égard d’une pratique ou d’un mode de pensée qualifiés parfois d’ « aliénation ». Peut-on aller jusqu’à considérer la religion comme une aliénation pour l’Homme ?