jeudi 20 juin 2013

Présentation de la problématique du Sujet (carte)



Le programme de philosophie en terminale




... faut pas s'en faire une "montagne" ! euh si...

La Philosophie Augmentée (ressources)


Ets-il vrai que l'homme est un loup pour l'homme ? (corrigé)




lundi 6 août 2012

Avons-nous le devoir de chercher la vérité ?

Corrigé augmenté


dimanche 3 juin 2012

Le Banquet de Platon. Analyse

Le discours d'Aristophane et le discours de Socrate




Rappel du principe de l’explication de texte à l’oral

D’abord pensez à vous munir de 2 exemplaires de l’œuvre mise au programme par votre professeur, dans le respect des références (édition, traduction, année) indiquées sur la liste. Après 20 mn de préparation pendant lesquelles vous ne disposez que du texte et de quoi écrire, vous devez en 20 minutes également (au minimum 10 mn d’exposé suivi d’un entretien avec l’examinateur) expliquer un passage de longueur variable. Cette explication peut être « linéaire », à condition qu’elle soit précédée d’une courte introduction, et ordonnée (faire un « plan » manifestant les étapes principales du texte). L’introduction consiste seulement à présenter le passage : inutile d’exposer la « pensée » et encore moins la « vie » de l’auteur, en revanche vous pouvez rappeler le titre de l’œuvre et sa thématique générale. Procédez immédiatement à la mise en contexte du passage à expliquer (qu’est-ce qui le précède, quelle est son importance dans l’ensemble de l’oeuvre). Enoncez ensuite le thème, la thèse et le problème précis du texte. Finissez en annonçant votre plan. – Attention, en 20 minutes de préparation vous n’aurez pas le temps de tout rédiger au brouillon : faites l’introduction et contentez-vous de préparer un schéma d’explication aussi précis que possible, en notant les idées principales. Comme à l’écrit, il convient d’éviter deux pièges liés à l’explication : d’un côté la paraphrase vide (vous vous contentez de citer ou de répéter le contenu du texte sans rien lui ajouter, ni développement ni questionnement), de l’autre le hors-sujet (vous vous méprenez sur le sens général du texte, ou bien même vous négligez d’expliquer le texte, préférant disserter oralement et librement à partir du sujet du texte). Ces deux erreurs de méthode pourraient vous être fatales !

vendredi 18 mai 2012

La recherche du Bien et du Bonheur

Qu'est-ce qu'une vie réussie ? Qu'est-ce qu'une belle vie ?


Introduction
Le « Bien » est, en général, la finalité de toute action possible. Les hommes cherchent naturellement le bien pour eux : même le « méchant » pense faire le bien, si ce n’est pour autrui, au moins pour lui-même. Par ailleurs "tous les hommes cherchent le bonheur", dit Aristote, justement parce que le bonheur représente en général l'ensemble des biens souhaitables… Le Bonheur pourrait se définir comme la satisfaction complète et durable de tous nos désirs, ou à défaut des plus importants. C'est en quoi il faut le distinguer des simples plaisirs passagers, et même de la joie. On le considère en général comme le but de la vie, voire comme l’équivalent d’une « vie réussie ». Mais qu’est-ce qu’une vie réussie ? Ce qui représente pour moi la réussite peut bien représenter l’échec pour un autre !
L’étymologie ne nous aide guère, puisqu’elle fait peu ou prou remonter le bonheur à l’idée de chance : « bonne-heure », bonne nouvelle, « mal-heure », mauvaise nouvelle… Comment pourrions-nous faire du bonheur l’objet d’une réflexion philosophique s’il se ramène à une affaire de chance ? Mais cette voie est celle de la superstition. Les philosophes de l’antiquité ont cherché au contraire les conditions personnelles, et néanmoins rationnelles, de la réalisation du bonheur : cela s’appelle la vertu.
C'est ainsi que nous rencontrons le concept du Devoir. Faut-il faire son devoir, faut-il faire le bien, fait-il être quelqu'un de "bien" pour "réussir sa vie" et ainsi être heureux, ou au moins mériter d'être heureux ? L'éthique des Anciens se présentait résolument comme une philosophie du bonheur. Tandis que les philosophes modernes, influencés par le christianisme comme Kant, donc a priori plus universalistes que les Anciens, voient éventuellement dans le bonheur une récompense mais non une conséquence de la conduite vertueuse. Pourtant ne peut-on réunir les conditions du bonheur (le mien) et les conditions de la moralité (le Bien de tous) ? Peut-on vraiment être heureux si les autres sont dans le malheur ? L’idée du bonheur ne dépend-elle pas justement d’un Idéal, qui pourrait unir tous les hommes ?
Cependant un idéal n'est-il pas par définition une projection, un rêve irréalisable ? Dans ces conditions, pourquoi ne pas rechercher en soi-même les conditions d'une "belle vie", une vie heureuse ici-même et maintenant ? Le bonheur est-il un but dans la vie (ce que semble sous-entendre l'expression "réussir sa vie", avec l'idée d'accomplir quelque chose, de se réaliser, etc.) ou simplement une manière de voir la vie et d'être en vie (ce que laisse entendre plus simplement mais énigmatiquement l'expression : "belle vie") ?

samedi 24 mars 2012

Sigmund Freud et l'invention de la Psychanalyse (film)


Sigmund Freud. L'invention de la Psychanalyse




Le premier documentaire de référence sur l'histoire de la psychanalyse : à partir d'archives encore peu exploitées, il raconte la destinée d'un homme exceptionnel et la naissance de cette nouvelle science, à Vienne, à la fin du XIXe siècle et ses développements au XX ème siècle.

Les commencements (1885-1914) Cette première partie présente trois moments essentiels de l'invention de la psychanalyse : le traitement de l'hystérie féminine à la fin du XIXe siècle ; la création à Vienne, autour de Freud, d'un premier cercle de disciples qui veulent comprendre la subjectivité humaine et la libérer de ses entraves en explorant les profondeurs du rêve, de la sexualité et de l'inconscient ; enfin, la fondation d'un mouvement international ayant pour objectif de diffuser à travers le monde la nouvelle doctrine, la nouvelle technique de guérison des maladies psychiques. Au centre du récit, on découvre d'abord l'histoire des médecins qui permirent à Freud de faire ses découvertes (Josef Breuer ou Wilhelm Fliess, par exemple), puis celle des femmes hystériques (Anna O. en particulier). Homme de science et aventurier, Freud s'inspire de Darwin et se compare à Christophe Colomb. C'est alors qu'il s'entoure d'un premier cercle de compagnons, juifs et viennois pour la plupart (les "hommes du mercredi", hantés comme lui par l'idée de la mort et du déclin de la société dans laquelle ils vivent : l'empire des Habsbourg. Viennent ensuite les disciples non viennois, fidèles et infidèles, parmi lesquels Sandor Ferenczi (Budapest), Karl Abraham (Berlin), Ernest Jones (Londres), Carl Gustav Jung (Zurich).

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La deuxième partie raconte les transformations de la psychanalyse après la Première Guerre mondiale et la défaite des empires centraux : son expansion hors de Vienne, sa conquête des grands pays démocratiques, puis l'exil vers les États-Unis et la Grande-Bretagne de tous les praticiens de l'Europe continentale, chassés par le nazisme et le fascisme. La situation particulière de la France est abordée à travers le rôle pionnier de Marie Bonaparte et des surréalistes. On assiste en Allemagne à la destruction de la psychanalyse : les livres de Freud sont brûlés et sa doctrine condamnée comme "science juive". Soutenus par Jones, quelques praticiens médiocres acceptent de collaborer avec le régime nazi au nom d'un prétendu "sauvetage" de la psychanalyse. Au coeur du récit, on découvre la vie de Freud, son travail, ses livres, ses souffrances dues à la maladie, le développement de ses concepts et enfin ses relations avec sa famille, et notamment avec sa fille Anna, qui deviendra un chef d'école après avoir été analysée par lui. Les derniers moments de sa vie et son exil à Londres apparaissent dans des images en couleur d'une rare beauté. Autant la première génération freudienne était restée proche des théories du maître, malgré de violents conflits, autant la deuxième génération, formée à Berlin, s'éloignera de la doctrine initiale. C'est le cas notamment de Melanie Klein, rivale d'Anna Freud et principale représentante, dès 1925, de l'école anglaise de psychanalyse. Véritable fondatrice de la psychanalyse des enfants, elle oriente toute la clinique freudienne vers l'étude des origines de la psychose et des relations du nourrisson à la mère. La dernière partie du documentaire évoque le devenir de la psychanalyse après la mort de Freud : les doutes, les illusions, l'impact des traitements pharmacologiques, ainsi que l'élan nouveau donné au freudisme par ceux qui n'ont pas connu le père fondateur (Jacques Lacan ou Donald Woods Winnicott).




mardi 31 janvier 2012

L'erreur est humaine !

Cours sur Vérité et Illusion


Chacun connait bien le proverbe « l’erreur est humaine ». Que dit cette expression, que dit-elle de l’erreur, et que dit-elle de l’humain ? En quoi l’erreur est-elle humaine ? Quelle est la positivité de l’erreur ? En quoi la non prise en compte de l’erreur et de sa positivité est-elle finalement inhumaine ? L’erreur n’est certes pas synonyme de faute, et pourtant on les assimile souvent. La faute n’est pas seulement une erreur que l’on condamne moralement : bien souvent l’erreur de l’Autre est constitutive de la faute. Il s’agirait donc au moins de déculpabiliser l’erreur, d’aller au-dela de la faute ; il s’agirait d’aller vers la civilisation en reconnaissant les vertus civilisatrices de l’erreur elle-même, en tant qu’elle fait partie intégrante de toute recherche.

Donc l’erreur est humaine, mais à quel « niveau » elle est humaine ? Quel genre d’erreur ? Toute sorte d’erreur ? On le voit bien, il nous faut commencer par définir l’erreur. Un brin d’étymologie. Erreur vient du latin « error », course à l’aventure, et de « errare », errer. En français l’erreur n’est pas un terme formidablement ambigu ou polysémique, tout simplement parce que cela semble le contraire de la vérité, dans ses deux dimensions principales, à savoir vérité logique et expérimentale. 2 plus 2 égale 5 est une erreur de calcul, un jugement contraire à la logique mathématique. Il neige aujourd’hui est une erreur, un jugement contraire à la réalité des faits. De ce double point de vue, l’erreur est une privation de connaissance, ce qui est un phénomène humain en effet. Nous n’aurons aucune difficulté à souligner la positivité de l’erreur : puisque ne se trompe que celui qui cherche la vérité, la vérité a besoin de l’erreur pour apparaître. L’erreur n’est qu’une vérité en gestation, à partir du moment où l’on admet (comme il convient) que l’éclosion de la vérité est un processus historique et laborieux, collectif, et pas forcément linéaire. Je m’appuierai sur deux domaines classiques pour réhabiliter l’erreur : celui de science et celui de la politique. Je montrerai avec Bachelard que la science va d’erreur en erreur, je montrerai avec Popper que la démocratie elle-même va d’erreur en erreur, et comment ceux qui n’acceptent pas l’erreur, qui n’acceptent ni la possibilité de l’erreur ni la possibilité de corriger l’erreur sont précisément anti-démocrates, parce qu’ils croient en une vérité absolue, dogmatique.

Mais voilà, je n’ai nullement l’intention de m’en tenir à l’erreur, au sens classique que je viens de définir. S'il est vrai que l’erreur est humaine, alors il faut appréhender la vérité elle-même dans son sens pleinement humain. Et la vérité n’est pas seulement logique ou expérimentale, elle est aussi profondément subjective. C’est en quoi elle est elle-même humaine et non surhumaine. Lorsque Descartes affirme que « je pense donc je suis » est la première des vérités, justement ce n’est pas une vérité comme les autres, c’est une évidence qui a la structure d’une certitude. Il s‘agit là non seulement d'une vérité indubitable mais encore d’une certitude "subjective" en ce sens qu’elle est précisément fondatrice pour le sujet, une certitude qui pour lui ne laisse place à aucune illusion. Or justement, l’illusion est peut-être bien la dimension subjective, la dimension humaine par excellence de l’erreur. Notons que l’illusion n’est pas le contraire exact de la certitude, le contraire de la certitude est le doute. L’illusion serait plutôt une manière de pallier le doute, et chacun sait bien qu’une certitude peut très bien être illusoire. Mais en quoi l’illusion est-elle particulièrement humaine, excusable, et même nécessaire ? L’illusion n’est pas le produit de l’intelligence, du jugement, comme c’est le cas de l’erreur (l’erreur est un mauvais jugement), elle est le produit de l’imagination. C’est en quoi elle est subjective, et plus humaine que l’erreur, laquelle est seulement « fonctionnelle » si l’on peut dire.

J’ai annoncé en outre un troisième concept : celui d’hallucination. Cela nous servira à recentrer le phénomène de l’illusion, en tant qu’imaginaire, dans sa positivité propre. Ce qui compte, c’est de structurer ensemble les phénomènes de l’erreur, de l’illusion, et de l’hallucination. Pour cela, utilisons la structuration lacanienne bien connue, Réel-Imaginaire-Symbolique. Ce sont, selon Lacan, les trois dimensions constitutive du Sujet, et l’on peut penser que c'est l'imaginaire (donc l'illusion, comme on va le voir) qui assure la consistance de l'ensemble. Comme telle, l'erreur serait plutôt en rapport avec le symbolique, tandis que l'illusion serait le propre de l'imaginaire, pendant que l'hallucination, enfin, serait très exactement l'apparence du réel, ou plutôt une apparence se présentant comme Le réel pour le sujet concerné (souvent psychotique, en l’occurrence). Mon propos sera de démontrer que si "l'erreur est humaine", c'est principalement en tant qu'illusion, en tant qu'elle a un rapport avec l'imaginaire et aussi (comme on le verra avec Freud) avec le Désir. La vérité en effet (qui a priori est le contraire exact de l'erreur) n'a pas de consistance suffisante au plan existentiel, elle s'avère très vite impuissante, voire « inhumaine » en tant que telle. L'illusion, quoique négative et dangereuse sous bien des aspects, est positive dans un sens beaucoup plus profond que la simple erreur : je dirais tout simplement qu'elle humanise l'erreur - et peut-être même la vérité.

Concentrons-nous dans un premier temps sur l'erreur proprement dite. Je rappellerai la très classique analyse cartésienne de l’erreur ; ce sera une révision utile pour mieux cerner en même temps le concept de vérité. Je montrerai alors la positivité de l’erreur sur le plan épistémologique et sur le plan politique. Dans un second temps, je me pencherai sur l’illusion, en la comparant notamment avec l’apparence (concept nettement différent) : sa dimension humaine et subjective, sa positivité n’en ressortira que mieux. Enfin il sera question de l'hallucination en tant que structure particulière : ni erreur, ni illusion, mais apparence réelle pour le sujet. Ainsi l'illusion, entre l'erreur et l'hallucination, serait bien une marque de l'humanité...

dimanche 29 janvier 2012

Peut-on convaincre autrui qu'une oeuvre d’art est belle ?

Exemple d'Introduction avec plan de développement



Introduction

(Méthodo - Pourquoi cette question ? Il faut constater l’existence d’un paradoxe, nous amenant à poser la question.) On dit souvent que « les goûts et couleurs ne se discutent pas », mais la popularité même de ce dicton devrait nous le rendre suspect. L’on assiste bien souvent au contraire à des discussions passionnées entre amateurs de musique, de littérature ou de cinéma : de quoi s’agit-il lors de ces échanges sinon de chercher à convaincre autrui qu’une œuvre d’art est belle, sublime, voire plus belle et plus sublime qu’une autre ? Mais y parvient-on vraiment ? Est-ce légitime ? Par ailleurs pourquoi cet empressement plutôt paradoxal ?